TÉMOIGNAGE

Témoin de la croix qui suinte

Mardi 25 mars 2003

Lorsque nous sommes allées à la soirée de prière de ce mardi, on nous apprends que la Vierge a suinté des larmes de couleur rougeâtre. Pendant la soirée, Michel nous fait part de son programme du lendemain avec un horaire assez chargé. Sachant qu’il avait des invités, ce n’est que le lendemain matin au déjeuner que nous réalisons cette situation et un « silence » se fit entre nous deux. A ce même moment, une pensée monte à mon cœur : c’est comme si la Sainte Vierge nous inspirait d’aller donner un coup de main à Michel pour les repas, parce que sa présence était requise auprès de ses activités.

Nous pensons que notre Maman du Ciel connaissant bien Michel s’est bien gardé de le faire répondre car il nous aurait dit : « Non, merci, » de peur de nous déranger. Alors c’est le père Michel Corteville qui a répondu et effectivement Michel a dit : « Non mais je vous remercie ». Mais le père Corteville lui a suggéré de dire oui parce que cela le libèrerait complètement pour les rencontres prévues. Alors il accepta. Aussitôt dit, aussitôt fait, nous sommes parties à « notre belle petite mission ».

Dès notre arrivée, nous nous sommes activées aux marmites pour préparer le repas du dîner. Vers 10h30 a.m., Michel vient nous voir à la cuisine pour nous dire de descendre rapidement en bas parce qu’il se passait quelque chose. En descendant l’escalier, un parfum à senteur de rose nous accueille et envahi toute la chapelle et davantage.

Arrivées dans la chapelle nous avons vues la Vierge qui pleurait et en se tournant vers le Crucifix, nous constatons que Jésus suinte de l’huile et comme du sang venant de Sa couronne d’épines, de Ses Mains Clouées, de Ses genoux et de Ses pieds. A remarquer qu’au niveau de sa ceinture, cela fait comme un bénitier qui s’est rempli de cette huile. Notre regard va de Jésus à Sa Mère et nous constatons qu’elle a tellement pleuré qu’on dirait que Son visage est bouffi. A ce moment, le père Bob Dingman demande d’aller chercher un bocal et de la ouate pour éponger. Suite à ce phénomène extraordinaire, nos cœurs furent envahis par une paix et un Respect Profond que nous ne pouvons décrire par des paroles.

Pour poursuivre, on peut dire que nous avons été portées par la grâce pendant quelques jours. Notre cœur était rempli d’un amour indescriptible. Notre regard envers les autres était changé, transformé. Il n’y avait que de l’amour à leurs égards! Nous étions dans un état de quiétude. Une joie immense nous habitait au point de ne pas vouloir dormir pour demeurer dans cet état de ciel. Nous avons un regard de compassion. Nous n’avions plus les jugements d’hier. C’est comme si Dieu nous avait prêté Son regard pendant quelques jours. Suite à cet état d’être, le père Bob Dingman nous rassura en nous disant que c’était normal avec ce qui nous arrivait. Au retour de cet entretien, nous nous sommes dit privilégiées de vivre cela et nos cœurs étaient dans la joie et la reconnaissance comme dans le « Magnificat ».

Yolande Dufour et Diane St-Pierre
Saguenay