RÉCIT

FRANCE ET APOSTASIE

La France chrétienne est, par la force des choses, une priorité dans l'attention des deux bergers dauphinois. La prédiction la plus constante, c'est L'APOSTASIE qui surviendra. On la retrouve dans toutes les rédactions. Elle est donc d'une importance majeure. La date en est à divers degrés prévue «dans l'autre siècle» le XXème, ou «au plus tard aux an[née]s 2000» , dit Maximin (3 juillet 1851).

La vérification n’est que trop juste. La France a subi les persécutions anticléricales de la fin du XIXè et du début du XXè siècle. Mais le catholicisme uni et motivé résistait dans sa foi, tout en se laissant dépouiller matériellement et juridiquement. L'action ultérieure, plus discrète, a obtenu un large écroulement de la foi et de la pratique religieuse à partir de 1968, par une laïcisation massive largement consentie, sans résistance.

Les secrets promettent également un RETOUR À LA FOI à l'aurore du IIIème millénaire, car il semble, en recoupant les écrits de Maximin, que les «années 2000» indiquent une première part du XXIème siècle. Sans doute, les admirables élites, qu'on voit naître ou s'approfondir en France (et ailleurs) sous des formes variées, en sont?elles un signe, mais on n'en peut mesurer ni l'étendue ni l'impact à l'heure qu'il est. P> L'évacuation de la foi était déjà une tentation au temps de Mélanie, et c'est pour l'immédiat quelle entrevoyait des «châtiments» dans les campagnes de l'Isère ou de l'Europe : le pourrissement des pommes de terre et la maladie du blé provoquèrent effectivement une famine dès l'année suivante (1847), mais ce point particulier, prophétique également, appartient au message public, non aux secrets.

La première rédaction de Mélanie prévoit une FAMINE à plus longue échéance. Sa rédaction de 1860 élargira à plusieurs parties du monde : ce fléau qui a d'abord frappé l'Irlande, se vérifie aujourd'hui dans le vaste tiers-monde, car il y a plus d'affamés et de sous alimentés qu'il n'y en eut jamais, du fait de l'augmentation de la population (de 1 à 6 milliards en un siècle) surtout dans les pays pauvres. Le phénomène s'accentue, avec la concentration capitaliste des richesses.